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Célébration chez les tortues de la Tomifobia !
C’est en 1992 que Tony et Andrée ont fait connaissance avec Stewart Hopps, fondateur de la FMM, lors d’une rencontre de citoyens opposés à un projet de site d’enfouissement. Tony se souvient avec nostalgie de la longue relation d’amitié qui a suivi avec « cet ardent défenseur de l’environnement qui n’avait eu aucun mal à nous convaincre de l’importance de protéger les milieux humides des Cantons-de-l’Est, dont plus de 80 % ont déjà disparu ». Suite au décès de Stewart en 2005, sa fille Judy a repris le flambeau. Maintenant vice-présidente de la FMM, Judy Hopps ajoute que « la vallée de la Tomifobia est un écosystème unique et fragile dont dépendent de nombreuses espèces animales et végétales vulnérables et menacées. » Les espèces végétales à statut particulier observées sur la propriété Kemp par les biologistes du Corridor appalachien incluent notamment l’adiante du Canada, la matteuccie fougère-à-l’autruche et le noyer cendré, désigné en voie de disparition au Canada. À peine un mois après la signature du don de Tony et Andrée, M. Jean-Luc Navert, propriétaire d’un terrain situé en amont, officialisait lui aussi le don d’une servitude de conservation envers la FMM. Les habitats présents sur la propriété de Jean-Luc Navert sont propices pour la tortue des bois et la grenouille des marais, deux espèces à statut particulier observées dans la vallée. Tony Kemp, maintenant directeur de FMM, précise que « la Fondation, avec l’aide précieuse du Corridor appalachien, a jusqu’à présent protégé 75 acres (plus de 30 ha) dans la vallée de la Tomifobia, y compris 32 acres (13 ha) sur notre ferme et la terre de Jean-Luc à proximité. » Judy Hopps confirme que « ces milieux humides, ajoutés au marais Knight, déjà protégé par la FMM, représentent un corridor écologique important et ont un impact direct sur la santé de la rivière Tomifobia, du lac Massawippi et, par extension, du bassin versant de la rivière St-François. » Tony conclut que « la conservation des milieux humides est gagnante sur tous les fronts puisque les deux nouvelles servitudes vont contribuer à la protection des espèces menacées et vulnérables et de leurs habitats, mais aussi à la réduction des concentrations de phosphore et des matières en suspension qui affectent le bassin versant du lac Massawippi. Notre travail continue! » |
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